
Raimu
« Moi, on ne me dirige pas, je joue ! »
Raimu
Les amitiés : Raimu
L’Immense acteur toulonnais qui marqua le cinéma français
Raymond, dit Raimu, de son vrai nom Jules Auguste Muraire, fut l’un des plus grands acteurs français. Il est né le 18 décembre 1883 à Toulon et est décédé le 20 septembre 1946 à Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 62 ans.
Son adolescence fut marquée par une nature rebelle. Sa passion pour la comédie le sauva. Il commença sa carrière en 1900. Il jouait alors dans des cafés-concerts méridionaux sous le nom de « Rallum ». Pendant plusieurs années, il connut une période difficile. Le succès ne fut pas au rendez-vous.
Il fit quelques apparitions dans des films muets. Mais sa véritable gloire débuta au théâtre. Après avoir été mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il fut réformé en 1915. Les années 1920 marquèrent son ascension sur les planches. Il enchaîna les rôles pour Sacha Guitry et devint très populaire. C’est à cette période qu’il créa le rôle de César pour Marcel Pagnol.
Ce succès théâtral lui ouvrit les portes du cinéma parlant. Il est surtout connu pour son rôle emblématique de César dans la « Trilogie Marseillaise » de Marcel Pagnol : Marius, Fanny et César. Initialement, Pagnol lui avait destiné le rôle de Panisse dans Marius. Cependant, Raimu refusa, préférant le rôle de César. Ce choix s’est avéré déterminant pour le succès des films.
Raimu a marqué le cinéma français par sa personnalité forte et son jeu unique. Aucun metteur en scène n’a jamais pu le changer. C’est lui qui imposait sa présence et son style. Orson Welles le considérait comme le plus grand acteur français. Alec Guinness, Marlene Dietrich et Rod Steiger partageaient cette admiration. Il fut un pionnier du cinéma parlant.
Outre la trilogie de Pagnol, il a joué dans de nombreux films à succès. On peut citer La Femme du boulanger (1938), La Fille du puisatier (1940), Les Inconnus dans la maison (1942) ou encore Le Colonel Chabert (1943).
Raimu est décédé en 1946. Une banale anesthésie, suite à une opération du tibia, lui fut fatale. Il repose au cimetière de Toulon, sa ville natale. Sa disparition a provoqué une grande émotion. Marcel Pagnol lui a rendu un hommage vibrant. Le poète Maurice Rostand a écrit ces vers : « Quand s’éteint cette voix. Fameuse et familière. Pagnol pleure ici-bas. Là-haut pleure Molière. » Un musée lui est dédié à Cogolin, dans le Var.
